Attention si vous soupçonnez un abus lors de la délivrance de produits tels que le flunitrazépam, le zolpidem, le tramadol…..

Ces produits peuvent être utilisés à mauvais escient (dans un cadre criminel, par exemple). Un pharmacien a récemment signalé à l’AFMPS que des centaines de boîtes de flunitrazépam avaient été délivrées à un même patient au cours de l’année. Le flunitrazépam (plus connu sous son nom de marque Rohypnol®, qui n’est plus disponible) est l’une des drogues du viol les plus couramment utilisées, comme l’explique l’article scientifique Drug-facilitated sexual assaults (DFSA): a seriously underestimated issue (Busardo et al.). Le CBIP a également mis en garde contre l' »utilisation abusive de flunitrazépam​ » il y a des années.​

Responsabilité du pharmacien

L’AFMPS rappelle que le pharmacien est responsable de la délivrance et, en cas de délivrance exagérée ou abusive, il peut être poursuivi pénalement (peines sévères pouvant mener à l’emprisonnement). Le pharmacien est le dernier rempart après le médecin. Or ce dernier n’a pas toujours connaissance que le patient fait du shopping médical. Par conséquent, en cas de suspicion d’abus, le pharmacien doit contacter le médecin prescripteur pour le lui signaler. Si, malgré un contact préalable avec le médecin, vous estimez que la délivrance n’est pas justifiée, il vous appartient de refuser la délivrance. L’AFMPS insiste pour que les pharmaciens remontent ces infos auprès de son service Pharmacovigilance) afin que celui-ci puisse prendre des mesures.

Que faire si vous êtes confronté à de fausses prescrip​tions? Retrouvez la marche à suivre sur MyAPB.

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