Plus de cent cinquante années ont passé….
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1846
Dix-huit praticiens de Mons, conscients des problèmes occasionnés par le cumul médico-pharmaceutique, la pléthore de pharmaciens et la déficience de l’enseignement des sciences pharmaceutiques, se réunissent le 25 février 1846 pour jeter les bases d’une association professionnelle qui prendra en mains les intérêts du Corps Pharmaceutique de la région. Apposent leur signature au bas du procès-verbal, Messieurs les Pharmaciens Bourlard, Van Miert, Bocquet, Magnée, Cambier, Payoit, Navez, Stoquart, Henoul, Putsage, Leurquin, Criquelion, Dastot, Carez et Ermel. Le « Cercle Pharmaceutique de l’Arrondissement de Mons » était né.
Des adhésions nombreuses encourageront l’organisme naissant, sous la présidence du pharmacien Dastot.
Le confrère Debauque, pharmacien militaire de 1ère classe apportera son concours et deviendra délégué puis membre du bureau de l’Association Pharmaceutique de Belgique, qui deviendra la Nationale Pharmaceutique puis l’APB.
1847
Une question très importante est à l’ordre du jour : un projet de tarif en vue « d’obtenir l’uniformité des prix et de maintenir l’esprit de bonne confraternité ». Quelques années plus tard seulement, la première édition sort de presse.
1855
L’activité se porte sur deux questions essentielles : la suppression du cumul médico-pharmaceutique et la limitation du nombre d’officines
1896
Par un Congrès National tenu à Mons en août 1896, le Cercle sous la présidence d’Alfred Martin célèbre son cinquantenaire. Les pharmaciens D. Van Bastelaere, Ranwez, Haazen et de nombreuses personnalités rehaussent la cérémonie de leur présence.
Victor Mirland succédera à la présidence du Cercle et sera secrétaire de la Commission Médicale. Il fut assisté dans ses fonctions par les pharmaciens Crabbé, Hennekinne, Caudron, Michot, Armand Denis, Pèlerin et Robert.
Sous la présidence de Mirland, proposition est faite à plusieurs reprises, sur les instances de la Nationale Pharmaceutique, de transformer le Cercle en Union Professionnelle reconnue, conformément à la loi du 31 mars 1898 car déjà la menace des mutualités se profile à l’horizon. L’Association ne deviendra légale qu’en 1914.
1902
Alfred Martin crée une école d’aides en pharmacie, sous les auspices du Cercle Pharmaceutique.
Les professeurs titulaires furent respectivement, le confrère Charles Martin (1904-1912), J. Denis (1912-1926), Armand Denis. Le pharmacien Crabbé dirigera l’école jusqu’après la guerre.
1929
Convention est passée entre le Cercle et l’Office de Tarification privé du pharmacien Denis.
1930
Mouvement de grève au plan national pour obtenir le réajustement des tarifs. Un mouvement semblable s’était déjà produit localement en 1926. C’est de cette époque que date la création des pharmacies coopératives dans le Borinage.
Après Victor Mirland, le pharmacien Constant Robert préside aux destinées du Cercle. Collaborent avec lui les pharmaciens Caudron, Pèlerin, Rinchon et Tamigneaux.
Nombreux démêlés avec les Mutualités devenues très puissantes, qui souhaitent obtenir un rabais sur le tarif officiel comme cela se faisait dans certaines régions. Grâce aux efforts des dirigeants et à la cohésion des membres, le tarif officiel fut toujours maintenu intégralement.
1940
La guerre met à mal le monde pharmaceutique. Les pharmaciens sont dispersés, évacués ou fait prisonniers. Les Mutualités sont désemparées. Les prix montent et les médicaments se raréfient.
Fin 1940, les pharmaciens cherchent à établir entre eux des contacts. A l’initiative du pharmacien Jean Fagés, des réunions et un tarif de comptoir voient le jour. Le repos dominical et la fermeture du soir sont adoptés partout. Dans un esprit d’entier dévouement à la cause pharmaceutique, le pharmacien Fagès accepte la Présidence du Cercle.
1945
Le Cercle a survécu à la seconde guerre. L’union de ses membres en est sortie renforcée. Tous sont prêts à apporter leur concours à la rénovation de la Pharmacie Belge qui, devant les Assurances Sociales cette fois réalisées, se trouve de nouveau à la croisée des chemins. Suite à la démission du pharmacien Fagès, Michel Hardy accepte de diriger le Cercle avec la même abnégation et le même dévouement.
L’Office de Tarification devient section active du Cercle, suite à un accord entre le Cercle et le pharmacien Denis.
Un autre évènement important va marquer cette année : toutes les mutuelles, y compris la Fédération des Mutualités Socialistes qui possédait son propre OT, participent à l’accord entre le Cercle et les fédérations de la région. C’est une victoire importante, non seulement l’obligation d’introduire les comptes par l’OT est entérinée, mais de plus l’estampillage des ordonnances au bureau des mutuelles est supprimé.
1946
Le Cercle fête avec faste son centenaire. Son président Hardy avec ses vice-présidents Madame Fauviaux-Adant et Jean Delferière, le secrétaire Victor Delcourt, le trésorier René Durez, le secrétaire-adjoint Ernest Raimond et le comité des fêtes organisent conférence, banquet et soirée pour la circonstance. Cet été là, on instaure le service des vacances avec succès à Mons et dans tout le Borinage.
1950
L’APB est créée par la fusion de la Nationale Pharmaceutique et de l’Algemeen Apothekers Verbond regroupant toutes les fédérations des Unions professionnelles.
A cette occasion, un nouveau règlement d’ordre intérieur est adopté à la majorité des 80 présents.
Après l’OT, l’école d’aides devient, elle aussi, section active du Cercle.
1967
Cette année voit la sortie de la convention pharmaceutico-mutualiste tant sur le plan régional que sur le plan national.
1968
Après de longues discussions aves le Ministère de l’Education Nationale, la reconnaissance de l’école a lieu . Le nombre d’années est porté de 2 à 3 et des cours généraux sont instaurés.
Mise en place du statut social et fixation des heures de perception de la taxe de nuit.
1970
Année très importante. Notre Union professionnelle modifie ses statuts et prend la dénomination de « Cercle ». Il aura pour objectif entre autres, la création de tous services collectifs à la disposition des confrères.
Le 9 février : parution de l’arrêté réglementant la répartition des officines.
En août : reconnaissance et agréation des OT.
Cette année là, 60 confrères environ participent à l’entreprise Unipharma de Charleroi, visant à créer un fond de reprise des officines.
1971
Création au sein du Cercle d’un bureau d’administration en vue d’établir les déclarations TVA de nos confrères.
1972
Vu l’exiguïté des locaux, l’OT et l’OTVA quitte le 2 rue Fétis pour le 7 de la même rue.
L’école d’aides reste au n°2. Le confrère W. Cantinieaux reprend les cours du confrère V. Delcourt qui avait succédé au pharmacien Marcel Mazy.
1974
Le confrère Hardy abandonne la Présidence du Cercle. Après élections, le confrère Roger Lemaire lui succède. Mr Hardy est nommé à la Présidence d’honneur.
1975
En avril, au cours de la réunion des présidents d’Unions à Bruxelles, survient la mort brutale du confrère Hardy, dans les bras de ses amis du Cercle.
En juin, les grèves tournantes par province sont organisées dans tout le pays afin d’obtenir une juste rémunération des prestations, une réduction du délai des paiements de l’INAMI et l’indexation du statut social.
1976
Elle voit la parution de l’arrêté sur le microfilmage. En collaboration avec l’union de Charleroi, le Cercle, via l’OT se met à la disposition des confrères intéressés.
Les confrères V. Delcourt et Delcommune ne souhaitent plus renouveler leur mandat au sein du Cercle.
1978
De nombreuses réunions entre grossistes, pharmaciens et SETCA ont lieu au siège du Cercle et donnent des résultats différents.
Le confrère Bury succède à la présidence au confrère Lemaire. A cette époque, le comité se compose des pharmaciens Denil, Demoustier, Ducarmois, Mme Giles et Michel Cirriez.
1979
Le pharmacien Bruyaux assure avec une rare compétence la responsabilité de la section scientifique.
Fin 79, une grève des soins dans tout le pays est décidée par les associations médicales, pharmaceutiques et dentaires. Pendant presqu’un mois, les pharmaciens privés de revenus s’opposeront à la loi visant à sérier les médicaments en catégorie.
La grève terminée, elle laisse un goût amer aux participants.
1983
Le Ministre Dehaene part en guerre, cette fois, contre la magistrale. Elle s'en trouve littéralement assassinée par les tracasseries en tout genre.
Le confrère Renard, atteint par la limite d'âge, abandonne la direction de l'école d'aides. Le Comité Directeur désigne alors le confrère W. Cantinieaux.
1984
Malheureusement, le confrère W. Cantinieaux atteint par un mal incurable doit être remplacé par le confrère Ghislain Delcourt à la direction de l'école, et Mme Josée Ravaux-Cantinieaux reprend ses cours. Cette année voit la mise à la retraite de Mr Noulez qui fut un professeur dévoué.
Le confrère G. Delcourt est nommé par le comité adjoint au confrère Renard à la direction de l'OT.
Suite au décès du pharmacien Ducarmois, survenu brusquement l'été précédent, le Comité décide pour le remplacer au Conseil Fédéral de présenter le confrère Ph. Ravaux.
Fin 1984, le cercle achète l'immeuble occupé par les services de l'OT et OTVA qui appartenait à Upharma.
1985
La banque de données Claude Bernard fait son entrée à l'OT, afin de mieux servir nos confrères et répondre ainsi à leurs questions au sujet des interactions médicamenteuses.
Achat du n°9 rue Fétis, qui abritera les réunions du Cercle, la section scientifique et l'école d'aides.
La fin de l'année survient avec la cessation d'activité du confrère Renard. G. Delcourt le remplace alors à la direction de l'OT.
1986
Le 18 septembre, Sa Majesté Le Roi Baudouin accorde à notre cercle le titre de « Royal ».
Les confrères Bury et Denil ne sollicitent plus le renouvellement de leur mandat. Aux élections de mars, le confrère Ravaux est élu à la présidence entouré de jeunes confrères dans le comité: Mme Vankerkem et Guy Cantinieaux comme vice-présidents; Gh. Delcourt comme secrétaire; F. Berdoux trésorier; Michel Deneufbourg secrétaire adjoint; Michel Gosselin et Denis Marque conseillers.
La situation est loin d'être brillante. Le Cercle souffre d'un déficit d'image aux yeux des pharmaciens. Les finances sont dans le rouge. Si l'OT et l'OTVA fournissent toujours un travail de qualité, leur rendement insuffisant les condamne à moyen terme.
Face à ce constat inquiétant, la nouvelle équipe va prendre une série de mesures:
restructuration des services et renégociation de la collaboration avec l'Union de Charleroi, mise sur pied d'un nombre important de conférences, ouverture du Cercle vers les non-membres, meilleure communication par l'édition de nouvelles brèves régulières...
1987
Suite aux mesures de Val Duchesse, notre école s'est vue dans l'obligation de fusionner. C'est finalement l'Institut Saint-Luc qui sera choisi. Le bilan est largement positif puisque nous gardons un contrôle sur le contenu des cours et sur la vérification des connaissances. Cette fusion rend possible la vente de l'hôtel du Parc qui représentait une charge financière importante.
1990
Michel Gosselin préside aux destinées du Cercle. La restructuration de l'OT et de l'OTVA est parachevée. Le retour aux bénéfices permet des travaux d'embellissement de nos locaux qui en ont bien besoin. Toute l'informatique est renouvelée. Une collaboration très bénéfique s’établit avec l'Union de Namur. Nous décidons de travailler avec un programme informatique commun.
En plus de l'accueil de stagiaires dans nos locaux, nous organisons à chaque promotion une journée de formation pour les jeunes diplômés.
Une tentative de fédérer les Unions du Hainaut échoue lamentablement.
Des activités culturelles et didactiques de plus en plus nombreuses sont organisées: nombreuses conférences scientifiques ou économiques, journées champignons, voyages à Paris, Londres, Amsterdam, Val de Loire...
Nous sommes également associés à l'ULB dans un programme de formation continue.
1996
C'est l'année de la constitution de la Société Scientifique des Pharmaciens Francophones (SSPF) dans laquelle nous jouons un rôle actif.
Cette organisation scientifique et professionnelle va donner une nouvelle dimension à la formation permanente du pharmacien et de son personnel.
1998
L'Union de Mons transfère ses clients du bureau d'administration à la Sprl Fidulife en voie de création à l'Union de Namur.
1999
Des négociations reprennent avec les Unions d'Ath-Lessines, représentée par les confrères Jean Fiasse et Guy Deproote, de Binche représentée par Hervé Mees, du centre représentée par Guy Gamby et Annie Bertrand, de Mons représentée par Michel Gosselin et Eric Van de Velde, de Mouscron représentée par Jean-Claude Hovine et Luc Morel et de Tournai représentée par Benoît Lanthier et Pierre Dogot, en vue de s'unir pour renforcer nos moyens de défense professionnelle. Un accord de principe est rapidement acquis et on lance le processus de discussion de modification des statuts du CRPMBE (Cercle Royale Pharmaceutique de Mons-Borinage et Environs). La nouvelle Union prendra la dénomination de l'Union Pharmaceutique du Hainaut Occidental et Central, en abrégé UPHOC.
2000
Reconnaissance par le Conseil d'Etat de la modification des statuts, avec la nouvelle dénomination de l'UPHOC.
Le confrère Luc Morel de Mouscron préside dorénavant les destinées de l'UPHOC qui représente 400 membres, ce qui en fait la deuxième Union importante fédérée à l'APB, après Anvers. Cela nous donne droit à deux conseillers fédéraux à l'APB, Luc Morel et Eric Van de Velde.
Elle sera financée par l'OT de l'UPHOC, l'OT de La Louvière et par les cotisations des membres.
2001
Les bureaux de la rue Fétis ne sont plus fonctionnels et doivent subir des réparations et transformations importantes. Il est alors décidé de construire un nouveau bâtiment dans le zoning proche de Mons.
On fait appel au bureau d'architectes Gicard et Renaud de Mons pour étudier le projet. Le site du Crachet de Frameries est choisi, vu sa proximité et son accessibilité. La construction se fera en deux phases. La première phase représentant les bureaux administratifs est réalisée et fonctionnelle en juillet 2003. Le confrère Michel Gosselin accepte d'assurer la charge de coordination et de surveillance du chantier.
2002
Un projet de fusion des deux OT du territoire de l'Uphoc (La Louvière et Frameries) échoue pour une raison de mobilité du personnel de La Louvière. Néanmoins, La Louvière rejoint Namur et l'Uphoc en employant le même programme informatique, ce qui diminue les coûts de maintenance.
Le confrère Ghislain Delcourt annonce sa retraite anticipée à la fin de l'année 2004. Le confrère Charles Ronlez assurera sa succession et en attendant, est désigné comme adjoint pour assurer sa formation.
2003
Vu le succès des conférences de recyclage de la SSPF, il est décidé d'avancer la construction d'une salle de conférence pouvant accueillir confortablement 150 personnes. Elle sera opérationnelle en septembre 2004.
2005
Année d'élections du Comité Directeur de l'UPHOC, suivant les statuts et le processus démocratique. Deux jeunes confrères, Didier Dutry et Jean-Pol Cirriez prennent le relais de deux confrères sortant, respectant ainsi le souci de renouvellement régulier des cadres et d'ouvertures à des idées nouvelles. Le confrère Luc Morel accepte la présidence de l'Union. Les confrères Eric Van de Velde, Guy Gamby, Hervé Mees, Pierre Dogot et Michel Gosselin complètent le nouveau Comité Directeur constitué statutairement de huit pharmaciens.
C’est le samedi 4 juin 2005 qu'a lieu l’inauguration des nouveaux bâtiments en présence de la Ministre de la Santé de la Communauté Française, Catherine Fonck.
2007
Fusion des deux offices de tarification au sein de l'UPHOC.
2008
L'UPHOC engage un pharmacien coordinateur part-time pour s'occuper du pôle scientifique. C'est le confrère J-P Cirriez qui a été choisi pour remplir cette mission. Un projet d'agrandissement de la salle de réception est lancé, les travaux débuteront au printemps 2009.
2009
La fusion des deux offices de tarification est effective. L'Uphoc possède deux sites de tarification dont la direction générale est confiée au confrère Ch. Ronlez. De nouveaux statuts sont votés et acceptés lors d'une AG extraordinaire.
Un nouveau Comité Directeur avec en son sein de nouvelles têtes et du sang neuf est élu. La présidence revient à Eric Van de Velde, la vice-présidence à Luc Morel et le poste de secrétaire au jeune confrère Koen Staetmans. Deux autres jeunes confrères, Hélène De Cuypere et Benoît Derasse complètent l'équipe aux côtés des confrères Hervé Mees, Michel Gosselin et Pierre Dogot.
2010
L'UPHOC a mis sur pied son "Comité des Jeunes de l'Uphoc"", sous l'intiative du confrère Koen Straetmans. Ce comité se nomme le "Coju" et a pour objectif d'organiser diverses activités ludiques et récréatives qui permettront à nos membres de se retrouver en famille avec d'autres confrères, dans un cadre distrayant. Un tremplin aussi pour s'investir dans son union et dans la défense professionnelle.
2011
Suite à la décision de Michel Gosselin de se retirer de ses fonctions au sein de l'union, le confrère Sébastien Petihan est élu par l'AG pour le remplacer au sein du CD. L'AG et le CD ont remercié Michel pour son action, son investissement en temps dans le cercle pharmaceutique et dans la naissance de l'UPHOC.

Photos de l'inauguration officielle (4 juin 2005) en présence de Madame la Ministre C. Fonck.